aux États-Unis

Hommage au Fr. Matthew Burns

Les funérailles du Fr. Matthew eurent lieu en Afrique du Suc où il avait œuvré ces dernières 14 années. Une messe souvenir était célébrée à l’église Saint-Luc l’Évangéliste de Glenside, Pennsylvania le 20 Septembre 2007.

En mémoire du Frère Matthew Burns  30.04.1932 – 06.09.2007

(Tribut des Frères Jos aux funérailles du Fr. Matthew le 10 Septembre 2007 à la Cathédrale Christ le Rédempteur, Klerksdorp, Afrique du Sud)

Frère Matthew fut un vrai Frère de la Charité, un religieux convaincu de sa vocation. Il rayonnait la bonté même. Nous pouvions reconnaître Jésus dans sa vie et cela durait depuis plus de 50 ans. Il développa une charité apprise auprès de son Maître : un amour et une amitié pour Jésus, son frère, et pour son prochain, sans mesure, inconditionnellement, pour tous et plus spécialement pour les personnes dans le besoin.

Nous pouvons dire qu’il vivait « L’éthos des Frères de la Charité ». Il soutenait totalement la vision et la mission du Collège Saint-Conrad. Toute sa vie fut dédiée à l’éducation des jeunes avec une attention particulière pour les pauvres et les mal pris. Il travailla également avec la jeunesse délinquante aussi bien qu’à la formation de séminaristes ou des jeunes frères, à Philadelphie, aux Philippines et en Afrique du Sud. Ce fut une vie de dévouement attentif à la jeunesse. Il était amical et encourageant dans ses relations avec les jeunes. Il les inspirait par son exemple et son éducation fondée sur les valeurs chrétiennes. Mais il y a plus. Comme le dit la Bible : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour celui qu’on aime ! » il se sacrifia pour le bien des autres. Dieu d’abord, puis le prochain sans même penser à soi-même. C’est ainsi qu’il voyait sa vocation de frère et il voulait la développer en communauté. Vers la fin nous pouvions voir que son dévouement minait sa santé. Il aurait dû faire moins mais personne ne pouvait l’arrêter.

Un bon frère nous a devancé vers la maison du Père ; nous croyons que le Père l’a reçu dans son Royaume. Puissions-nous nous souvenir des leçons qu’il nous a enseignées par son exemple. Puisse-t-il reposer en paix !

“Deus Caritas Est » ; c’est avec ces mots que fr. Matthew terminait tous discours.

Fr. Jos Mathijssen (Supérieur Régional Afrique du Sud)

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Immédiatement suivant la nouvelle du décès du fr. Matthew, me vint à l’idée le souvenir d’une expérience de voyage avec fr. Matthew. Fr. Matthew conduisait notre jeep dans une route de montagne étroite dans le Kentuckey. Les passagers savent que Fr. Matthew aime à converser avec eux alors qu’il conduit et ne peut s’empêcher de les regarder en même temps ! Toujours est-il que le véhicule commença à se reverser sur le côté tout en douceur pour finir complètement à l’envers sur le versant de la montagne. Il me demanda si tout allait bien pour moi. Ayant réussi à nous extraire du véhicule il se gratta la tête avec un air spécial et se mit à rire !

Une autre histoire sur roues avec quelques jeunes étudiants bénévoles de New York lors d’un voyage d’une douzaine d’heures avec Fr. Matthew du Kentuckey à notre maison à Philadelphie en route vers New York. Il conduisit les étudiants à la station de chemin de fer et transportait leur bagage dans le train et les aidait à trouver leur siège avant de leur souhaiter au-revoir. Seulement pour se rendre compte que le train roulait déjà vers sa nouvelle destination. Mais le passager improvisé n’avait pas un sou dans les poches, comme d’habitude !

Ce frère fut un enseignant, un animateur de sport, un guide, un aide dans la formation, un fondateur de la Mission au Kentuckey, un ami des jeunes en difficulté et de leur famille, des orphelins, des gens avec besoins spéciaux, jeunes en détention, et finalement leader pour nos communautés. Il donnait largement et sans compter ce qu’il possédait, de même que son attention et son affection attention, aux États-Unis comme ailleurs dans le monde.

Il se demandait avec Saint Vincent de Paul : « Ai-je fait assez ? ». Dans ses lettres personnelles à mon égard il se demandait toujours s’il avait assez confiance en Dieu, s’il était honnête avec lui-même ou s’il agissait pour les bons motifs, permettant que la volonté de Dieu soit faite. Il se demandait s’il aimait assez. Cette honnêteté, cet oubli de soi et ce désir de faire la vonlonté de Dieu sont de précieux exemples à considérer.

Deus Caritas Est est comment Fr. Matthew terminait ses lettres et ses discours ; Dieu est Amour !

Frère John FitzGerald  Supérieur Régional des États-Unis
10 Septembre 2007  Klerksdorp, 11 Septembre 2007  PAX- Polokwane, South Africa

 
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